Ils fumaient tous les jours. Par habitude, par besoin, par réflexe.
Ils ont tenté d’arrêter. Plusieurs fois. Parfois sans succès, parfois avec.
Aujourd’hui, ils témoignent — non pour donner de leçons, mais pour montrer que vivre sans cannabis, c’est possible. Et que ce “sans” devient souvent un grand “avec” : plus de clarté, plus de présence, plus de liberté.
Voici cinq récits sincères, différents, mais tous marqués par un avant, un après… et un éveil.
✳️ Lucas, 31 ans — “J’ai redécouvert mes émotions”
“Je fumais depuis mes 18 ans. C’était devenu automatique. Je ne ressentais presque plus rien : ni tristesse, ni vraie joie.
Le jour où j’ai arrêté, j’ai eu peur : peur du vide, du retour de l’angoisse.
Et c’est exactement ce qui s’est passé. Mais… j’ai tenu.
Deux semaines plus tard, je pleurais devant un film. Trois semaines plus tard, j’ai ressenti de l’élan. Aujourd’hui, je me sens vivant. Pas toujours bien, mais pleinement là.”
✳️ Hajar, 26 ans — “Je pensais que je ne réussirais jamais”
“J’ai mis des années à oser essayer. J’avais trop peur d’échouer.
J’ai commencé par diminuer, puis j’ai fait un ‘dry week’, puis un mois.
Ce qui a changé ? Mon sommeil, ma peau, ma mémoire… mais surtout mon estime de moi.
J’ai compris que la clé n’était pas la volonté, mais la douceur envers soi.”
✳️ Mehdi, 38 ans — “J’ai retrouvé du temps, et un sens”
“Je croyais que fumer me détendait. En réalité, ça m’isolait. Je passais mes soirées à fumer seul, puis à culpabiliser.
Depuis que j’ai arrêté, j’ai repris la photo. Je marche tous les matins. Je vois mes amis pour de vrai.
Ce n’est pas que j’ai changé de vie : je me suis retrouvé.”
✳️ Diane, 22 ans — “Je ne voulais pas avoir besoin de ça pour exister”
“Je fumais pour être ‘cool’, pour gérer ma timidité, pour être drôle.
Mais je ne me reconnaissais plus.
Un jour, j’ai dit stop. C’était dur, surtout en soirée. Mais maintenant, je sais que je peux être moi sans rien cacher. Et je me préfère comme ça.”
✳️ Vincent, 45 ans — “Je ne voulais pas que mes enfants me voient fumer toute leur enfance”
“Je m’étais fait à l’idée que je fumerais toute ma vie. Mais un jour, ma fille de 7 ans m’a demandé : ‘C’est quoi, cette odeur ?’.
Ça m’a percuté.
J’ai tout arrêté. J’ai fait une thérapie. J’ai craqué deux fois, mais je suis revenu.
Aujourd’hui, je suis fier. Sobre. Fatigué parfois. Mais présent.”
En conclusion
Ces témoignages ne disent pas que c’est facile. Ils disent que c’est possible.
Qu’on peut glisser, revenir, réessayer. Qu’il n’y a pas d’échec, tant qu’il y a un désir de vivre autrement.
Et qu’au bout du chemin, on ne perd pas quelque chose…
On retrouve. Une clarté. Une force. Une version de soi plus consciente, plus vivante, plus libre.
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