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Pourquoi s’intéresser aux classifications médicales du TDI ?

Lorsque l’on parle de Trouble du Développement Intellectuel (TDI), on fait souvent référence à des termes comme « retard mental » ou « déficience intellectuelle ». Pourtant, les critères utilisés pour établir ce diagnostic ont évolué au fil du temps, notamment dans les deux grandes classifications internationales : le DSM-5 (manuel diagnostique américain) et la CIM-11 (classification de l’Organisation Mondiale de la Santé).

Mais en pratique, que disent vraiment ces référentiels ? Et comment influencent-ils les décisions cliniques et les parcours de soin ? 🧠


Ce qu’indique le DSM-5 (APA, 2013)

Le DSM-5, publié par l’American Psychiatric Association, a introduit des changements importants dans la définition du TDI.

Voici les 3 critères principaux retenus pour poser ce diagnostic :

1. Déficit du fonctionnement intellectuel

Cela inclut le raisonnement, la résolution de problèmes, la planification, la pensée abstraite, le jugement et l’apprentissage scolaire. Ces fonctions sont mesurées à l’aide de tests standardisés (ex : QI inférieur à 70).

2. Déficit du fonctionnement adaptatif

C’est ici que le DSM-5 innove : il ne suffit plus de regarder le QI. L’impact du trouble sur la vie quotidienne est désormais central. Cela inclut :

  • La communication
  • Les habiletés sociales
  • L’autonomie personnelle

👉 Un enfant peut avoir un QI limite, mais un fonctionnement adaptatif très altéré — le diagnostic peut alors être posé.

3. Apparition pendant la période développementale

Les difficultés doivent apparaître durant l’enfance (avant 18 ans).

🔍 Le DSM-5 classe aussi le TDI selon quatre niveaux de sévérité : léger, modéré, sévère, profond, en se basant exclusivement sur le fonctionnement adaptatif (et non plus sur le QI).


Ce qu’indique la CIM-11 (OMS, 2022)

La CIM-11, utilisée à l’échelle mondiale, parle de « trouble du développement intellectuel » au lieu de déficience ou retard mental, terme jugé stigmatisant.

Elle distingue elle aussi les niveaux de sévérité (léger, modéré, sévère, profond) et s’appuie sur les capacités adaptatives plutôt que sur un seuil de QI fixe. La CIM-11 intègre également l’environnement social dans son évaluation, ce qui permet une vision plus holistique du développement.

Focus CIM-11 :

  • Approche centrée sur le fonctionnement global de la personne,
  • Inclusion de facteurs contextuels (ressources familiales, accès à l’éducation…),
  • Insistance sur le besoin d’adaptation du cadre de vie, et non seulement de l’enfant.

En quoi ces classifications changent-elles la prise en charge ?

💬 Ces deux systèmes insistent sur une idée fondamentale : le quotient intellectuel ne suffit pas à comprendre les besoins d’un enfant. C’est le niveau d’autonomie, la capacité à s’adapter, et l’impact dans la vie quotidienne qui doivent guider les professionnels.

Cette approche a plusieurs conséquences :

  • 🧑‍⚕️ Des bilans plus complets intégrant les contextes familial et scolaire,
  • 🛠️ Des projets personnalisés plutôt que des interventions standardisées,
  • 🤝 Une meilleure coopération entre les professionnels (psychologues, éducateurs, orthophonistes…),
  • 👨‍👩‍👦 Une implication renforcée des familles, devenues partenaires du suivi.

Quelques repères à retenir

📌 Le DSM-5 et la CIM-11 :

  • Ne se basent plus uniquement sur le QI,
  • Donnent une place centrale à l’évaluation du fonctionnement adaptatif,
  • Permettent de mieux tenir compte de l’environnement de l’enfant,
  • Visent à adapter les soutiens, et non à enfermer dans une étiquette.

Et vous ?

👀 Aviez-vous déjà entendu parler de ces classifications ?
💬 Trouvez-vous que le fonctionnement adaptatif est un critère plus juste pour comprendre les besoins d’un enfant ?

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