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Un petit carré de chocolat après le repas.
Un paquet de bonbons “pour se remonter le moral”.
Un cookie pour fêter la fin de journée. Puis un autre. Et encore un.

Le sucre est partout. Dans nos placards, nos souvenirs d’enfance, nos automatismes.
Et lorsqu’il devient plus qu’un plaisir, lorsqu’il se transforme en besoin irrépressible, il peut marquer le début d’une véritable addiction psychologique.

Mais bonne nouvelle : il est possible de s’en libérer.
Pas par privation brutale, mais en comprenant ce que ce sucre vient vraiment apaiser.


Pourquoi tant de personnes se sentent “accros” au sucre ?

Parce que le sucre :

  • Stimule directement le circuit de la récompense dans le cerveau
    → libération de dopamine, sensation de plaisir immédiat
  • Régule l’humeur à court terme
    → il calme le stress, la tristesse, l’ennui… temporairement
  • Est lié à des souvenirs positifs et affectifs
    → anniversaires, goûters, réconforts d’enfance
  • Est socialement accepté, même valorisé
    → “Tu l’as mérité”, “Fais-toi plaisir”, “Un petit dessert ?”

C’est la récompense facile, accessible, légitime. Et c’est précisément ce qui le rend si piégeant.


Addiction ou simple gourmandise ?

Il y a addiction lorsqu’on observe :

  • Une perte de contrôle (“je n’arrive pas à m’arrêter”)
  • Une pensée envahissante autour du sucre
  • Une consommation malgré les effets négatifs (fatigue, culpabilité, inconfort digestif…)
  • Des stratégies de justification (“j’en ai besoin”, “ça va mieux après”, “je compenserai demain”)
  • Une souffrance émotionnelle en cas de restriction

Le sucre devient alors plus qu’un aliment : un régulateur émotionnel, une béquille psychique.


Ce que l’addiction au sucre cache souvent

  • Un besoin d’apaisement face à l’anxiété, à la solitude ou au stress
  • Un manque de douceur dans la vie quotidienne
  • Une fatigue chronique non écoutée
  • Une alimentation trop contrôlée (régimes, restrictions)
  • Un lien affectif blessé ou carencé

On mange sucré… pour ressentir quelque chose de doux.


Comment amorcer une libération durable

1. Remettre de la conscience dans l’acte

→ Avant de manger :
“Qu’est-ce que je ressens ?”
“Est-ce une faim ? Un réflexe ? Une émotion ?”

2. Ne pas diaboliser le sucre

→ L’interdit crée le désir.
→ Mieux vaut le réintégrer avec choix que l’exclure avec violence.

3. Identifier les moments clés

→ Fin de journée ? Solitude ? Travail intense ?
→ Ces “zones rouges” sont à surveiller avec douceur, pas avec rigidité.

4. Prévoir des alternatives émotionnelles

→ Écouter de la musique, appeler quelqu’un, sortir marcher, respirer
→ Créer d’autres formes de réconfort non alimentaires

5. Revoir son alimentation globale

→ Un déséquilibre (trop de restrictions, pas assez de graisses ou de protéines) favorise les envies sucrées
Équilibrer, plutôt que contrôler

6. Accepter les rechutes sans culpabilité

→ Chaque écart est une information, pas un échec
→ L’essentiel est la trajectoire, pas la perfection


Une approche plus douce : réintégrer le sucre autrement

  • Cuisiner soi-même des douceurs avec moins de sucre
  • Manger lentement, avec attention, sans écran
  • Choisir un moment “rituel” pour savourer, sans excès ni précipitation
  • Partager : un dessert à deux vaut mieux qu’une tablette entière seule

Libérer le sucre, ce n’est pas forcément l’exclure.
C’est changer la place qu’il occupe dans notre vie émotionnelle.


En conclusion

Le sucre n’est pas qu’une tentation.
C’est parfois une demande de tendresse, de réconfort, d’apaisement.

S’en libérer, ce n’est pas se punir.
C’est retrouver d’autres moyens d’être nourri·e — affectivement, émotionnellement, humainement.

Et si, un jour, vous mangez ce gâteau avec plaisir, conscience et calme…
Alors peut-être, vous serez déjà libéré·e.

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