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Le cannabis est souvent considéré comme une drogue “douce”, presque anodine. Pourtant, pour de nombreuses personnes, arrêter de fumer représente un vrai défi — à la fois physique, émotionnel et identitaire.

Car derrière les joints partagés, les habitudes du soir, le “ça me détend” ou le “je contrôle”, se cachent parfois des années d’ancrage, de compensation, de fuite… et une dépendance plus forte qu’on ne l’imagine.

Cet article vous guide pas à pas pour comprendre, anticiper et réussir un sevrage de cannabis de façon réaliste, bienveillante et durable.


D’abord, reconnaître la dépendance

La dépendance au cannabis n’est pas toujours spectaculaire. Elle peut être psychologique plus que physique, mais n’en est pas moins réelle.

Voici quelques signes :

  • Besoin de fumer pour se détendre, s’endormir, se concentrer
  • Pensées récurrentes liées au prochain joint
  • Difficulté à faire certaines activités sans avoir fumé
  • Irritabilité ou anxiété en cas de manque
  • Impression que “tout est moins bien” sans cannabis

Le reconnaître, c’est déjà faire le premier pas vers la liberté.


Les effets du sevrage : à quoi s’attendre ?

Le sevrage du cannabis peut générer des symptômes, surtout dans les 7 à 15 premiers jours :

  • Troubles du sommeil (réveils fréquents, rêves intenses)
  • Irritabilité, nervosité
  • Fatigue ou agitation
  • Baisse de l’appétit
  • Difficulté à se concentrer
  • Sensation de vide ou d’ennui

C’est normal. Le cerveau réapprend à fonctionner sans stimulation artificielle. Ces effets sont transitoires, et surtout, révèlent les zones à reconstruire.


Astuce : distinguer besoin chimique et besoin psychique

Quand l’envie revient, demandez-vous :

  • Est-ce un manque physique ? (tension, fatigue, agitation)
  • Est-ce une émotion ? (vide, stress, solitude, colère)
  • Est-ce une habitude ? (lieu, moment, geste)

Mettre un mot sur l’envie permet de répondre autrement.


Les clés d’un sevrage réussi

1. Fixer une vraie intention
Pas juste “j’aimerais arrêter”, mais : “Je choisis de m’en libérer pour…”
Formulez un objectif positif et personnel.

2. Créer un environnement favorable
Éliminez le matériel, changez la disposition des lieux associés à la fumette, éloignez-vous temporairement de certaines situations.

3. Remplacer le rituel
Le geste du joint peut être très ancré. Pensez à un objet de substitution (stylo, tisane, respiration, chewing-gum…) pour garder une présence concrète.

4. Accepter les hauts et les bas
Il y aura des moments faciles, d’autres plus durs. Ce n’est pas un échec. C’est le chemin normal de désapprentissage.

5. Se faire accompagner si besoin
Un·e thérapeute, un médecin, un groupe de parole peuvent aider à identifier les mécanismes émotionnels profonds liés à la consommation.


Ce que vous allez (re)découvrir

Passé les premières semaines, la libération du cannabis permet de :

  • Retrouver une clarté mentale étonnante
  • Rêver à nouveau la nuit (souvent de façon intense au début)
  • Ressentir les émotions plus finement
  • Gagner du temps, de l’argent, de la vitalité
  • Se reconnecter à ses désirs profonds

Ce n’est pas qu’un arrêt. C’est un réveil.


En conclusion

Réussir un sevrage du cannabis, ce n’est pas juste “tenir sans fumer”. C’est reprendre le pouvoir sur ses choix, ses émotions, ses habitudes. C’est traverser une brume intérieure pour aller vers plus de présence, plus de conscience, plus de liberté.

Et si vous doutez… souvenez-vous : ce n’est pas la force qui fait la différence. C’est la régularité douce, l’écoute de soi, et le courage de recommencer aussi souvent que nécessaire.

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