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Le sexe peut être un plaisir.
Il peut être un lien, un jeu, une exploration, un partage.
Mais parfois, il devient autre chose : un refuge. Un exutoire. Une échappatoire.

Lorsqu’on cherche dans la sexualité une manière d’éviter, de fuir ou de compenser un mal-être, elle cesse d’être un espace de liberté pour devenir un mécanisme d’évitement, souvent inconscient.

Sans s’en rendre compte, on peut en arriver à utiliser la sexualité pour ne pas ressentir, pour ne pas penser, pour ne pas être seul·e.


Quand la sexualité ne sert plus à se relier… mais à se fuir

Quelques signes révélateurs :

  • Recherche fréquente de relations sans lien émotionnel, juste pour “remplir”
  • Utilisation de l’excitation comme réponse au stress, à l’ennui, à l’angoisse
  • Sensation d’être “absent·e” ou détaché·e pendant ou après l’acte
  • Sentiment de vide ou de gêne après la rencontre
  • Difficulté à vivre une intimité réelle, lente, vulnérable
  • Fantasmes envahissants comme boucliers contre l’émotion

Dans ces cas-là, la sexualité devient une porte de sortie intérieure. Pas pour explorer… mais pour s’échapper.


Ce que la sexualité peut aider à fuir

  • La solitude
  • Le sentiment d’inutilité ou de vide
  • Le manque de reconnaissance
  • Le stress ou la pression
  • Des blessures anciennes (rejet, abandon, insécurité affective)
  • Le silence intérieur (peur du vide, de soi, des émotions)

On ne cherche pas vraiment l’autre.
On cherche à se rassurer, à se prouver quelque chose, à se contenir.


Pourquoi c’est souvent confus

Parce que la sexualité :

  • Est socialement valorisée, même dans l’excès
  • Peut masquer une grande souffrance sous une apparence de liberté
  • Peut donner l’illusion du lien… sans la réalité du contact
  • Permet d’accéder à un pic émotionnel, même temporaire

Et parce qu’on se dit souvent “c’est juste du plaisir”… sans voir que ce plaisir étouffe parfois un besoin plus profond.


Les conséquences invisibles

  • Déconnexion émotionnelle chronique
  • Diminution de l’estime de soi (“je donne, mais je ne suis pas touché·e”)
  • Difficulté à s’attacher ou à faire confiance
  • Multiplication de partenaires sans sentiment d’ancrage
  • Douleur intérieure non exprimée, dissimulée sous l’activité sexuelle

Comment reprendre contact avec soi

1. Observer l’intention avant l’acte
→ “Pourquoi ai-je envie de cette relation, maintenant ?”
→ “Qu’est-ce que j’espère éviter ou apaiser ?”

2. Ne pas se juger
→ La sexualité comme échappatoire est une réponse adaptative, une tentative de survie.
→ Il s’agit de comprendre, pas de condamner.

3. Explorer d’autres façons de réguler ses émotions
→ Mouvement, écriture, parole, créativité, silence
→ Se découvrir capable de rester avec soi, même sans stimulation

4. Travailler son lien à l’intimité vraie
→ Celle qui ne cherche pas à séduire, à contrôler, à éviter
→ Celle qui accueille, touche, écoute, respire

5. Être accompagné·e si besoin
→ Certaines blessures profondes demandent un espace thérapeutique pour se dire, se libérer, se reconstruire


En conclusion

Fuir par la sexualité, c’est chercher à survivre, à respirer, à s’apaiser.
Mais plus on fuit, plus on s’éloigne de soi.
Et plus le vide revient, plus fort.

Revenir à une sexualité choisie, ressentie, habitée…
C’est réapprendre à être là, avec soi.
C’est transformer la fuite en présence.

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