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Protéines, vitamines, magnésium, collagène, oméga-3, boosters d’énergie…
La prise de compléments alimentaires est aujourd’hui banalisée, encouragée, valorisée.

Mais parfois, ce qui commence comme un geste de “prévention” devient une stratégie de surcontrôle du corps, une tentative de tout optimiser, de tout régler… jusqu’à l’excès.

Et derrière les routines millimétrées, les pots alignés, les dosages précis, se cache parfois une vraie angoisse.
Une peur du relâchement. Une volonté de tout maîtriser.
Une dépendance subtile à l’idée de performance corporelle permanente.


Pourquoi prend-on des compléments ?

  • Pour compenser un déséquilibre (fatigue, carences, stress)
  • Pour prévenir le vieillissement, la baisse de performance, la maladie
  • Pour optimiser sa forme, sa silhouette, sa productivité
  • Par influence sociale : le bien-être est devenu un “lifestyle”

Rien de problématique en soi… sauf quand le besoin devient permanent, obsessionnel, ou anxiogène.


Quand la prise de compléments devient une forme d’addiction douce

  • On ne peut plus s’en passer, même sans bénéfice ressenti
  • On multiplie les produits, sans suivi médical
  • On se rassure à travers le rituel : le geste devient plus important que l’effet
  • On associe son bien-être uniquement à ces substances
  • On développe une méfiance excessive vis-à-vis de l’alimentation “naturelle”

Ce n’est plus du soin. C’est une tentative de sécurisation intérieure par l’extérieur.


Ce que cette obsession vient parfois compenser

  • Une peur de perdre le contrôle du corps, du vieillissement, de la fatigue
  • Une quête de perfection corporelle imposée par les standards sociaux
  • Un besoin d’agir pour calmer une anxiété plus large
  • Un sentiment diffus d’insuffisance, que l’on tente de corriger par des produits

Prendre soin de soi devient une obligation.
Et la moindre variation physique, une alerte, un “défaut” à corriger.


Le corps devient un projet à gérer

  • On le surveille, on le corrige, on le pousse à “mieux faire”
  • On cherche à optimiser chaque fonction, chaque sensation, chaque apparence
  • Le repos, l’acceptation, le relâchement deviennent suspects

C’est l’illusion du contrôle total, face à un corps qui, par nature… est vivant, fluctuant, sensible.


Comment retrouver une relation apaisée à la supplémentation ?

1. Interroger l’intention

→ “Pourquoi est-ce que je prends ça ?”
→ “Est-ce un besoin réel… ou une réponse automatique à une peur ?”

2. Revenir à l’écoute du corps, pas des tableaux

→ Ressentir : fatigue, appétit, humeur, énergie
→ Pas besoin de tout quantifier pour se faire confiance

3. Consulter un·e professionnel·le

→ Faire le point sur les réels besoins biologiques
→ Éviter les surdosages, les interactions, les habitudes inutiles

4. Accepter l’imperfection corporelle

→ On ne peut pas tout maîtriser
→ Et c’est dans cette imperfection qu’on peut aussi se reposer

5. Remettre le soin dans la douceur, pas dans la performance

→ Mieux vaut un bon sommeil, un repas savoureux, une marche lente…
→ …qu’une routine surchargée de gélules “bien-être”


En conclusion

Les compléments alimentaires peuvent être utiles.
Mais lorsqu’ils deviennent une béquille invisible, un réflexe anxieux, ou une forme de validation corporelle, il est temps de s’interroger.

Parce que le vrai bien-être ne vient pas d’un flacon.
Il vient d’un lien apaisé avec son corps, ses rythmes, ses besoins réels.

Et parfois, le plus grand acte de santé,
c’est d’arrêter de se corriger.
Et de commencer… à s’écouter.

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