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Se dépasser. Aller plus loin. Être le ou la meilleur·e.
Toujours produire. Toujours réussir. Toujours prouver.

Le discours de la performance est partout.
Dans le travail. Le sport. Le développement personnel. La parentalité. Le couple. L’alimentation.
Et même… dans le repos.

Ce culte de la performance, souvent intériorisé très tôt, peut devenir un moteur puissant… mais aussi un poison silencieux.

Car lorsque l’être humain devient un projet à optimiser,
le corps s’épuise. L’esprit s’effondre. Et l’identité se dilue.


D’où vient cette obsession de la performance ?

Elle naît souvent :

  • D’un besoin profond de reconnaissance
  • D’un conditionnement social et scolaire : “fais tes preuves”, “sois exemplaire”, “ne déçois pas”
  • D’un environnement compétitif, comparatif, normé
  • D’un manque de valorisation de l’être au profit du faire
  • Parfois, d’un modèle familial exigeant ou insécure

Et peu à peu, on confond :

  • Être aimé·e et être utile
  • Valoir quelque chose et réussir quelque chose

Ce que crée la performance permanente

1. Un surinvestissement de certaines sphères

→ Travail, apparence, productivité, résultats mesurables
→ Toujours faire plus, mieux, plus vite

2. Une angoisse du vide ou du “rien”

→ Ne pas avoir de projet = ne pas exister
→ L’inactivité devient synonyme d’échec, de honte

3. Un effondrement de l’estime de soi en cas d’échec

→ L’erreur n’est pas tolérée.
→ La moindre baisse est vécue comme une dévalorisation profonde

4. Une perte de lien avec les besoins fondamentaux

→ Fatigue ignorée, émotions minimisées, corps sursollicité
→ La réussite passe avant tout… même avant soi


Les risques psychologiques associés

  • Épuisement émotionnel et physique (burn-out)
  • Trouble anxieux ou trouble obsessionnel de la performance
  • Dépersonnalisation : sentiment de ne plus savoir qui l’on est sans le “faire”
  • Troubles du sommeil, irritabilité, isolement
  • Problèmes corporels liés au surmenage (tensions, blessures, troubles digestifs…)

Et souvent… une profonde solitude intérieure.


Ce que ce culte empêche

  • Le droit à l’imperfection
  • La connexion authentique aux autres
  • Le plaisir gratuit, non “rentable”
  • L’écoute du corps et du ressenti
  • La liberté de choisir autrement

Comment sortir de cette logique de performance à tout prix

1. Identifier les croyances racines

→ “Je dois être productif·ve pour être aimé·e”
→ “Le repos, c’est pour les faibles”
→ “Mon corps est un outil, pas un lieu d’écoute”

2. Redonner de la valeur à l’être plutôt qu’au faire

→ Ce que je suis suffit
→ Mes émotions, mon rythme, mes limites ont leur place

3. Pratiquer le ralentissement actif

→ Marcher sans objectif
→ Créer sans finalité
→ Se reposer sans justification

4. S’entourer de personnes non-performantes

→ Des personnes qui valorisent la présence, la sincérité, le non-jugement
→ Pour se reprogrammer dans un lien apaisé

5. Se faire accompagner si l’angoisse du vide est trop forte

→ Thérapie sur le schéma perfectionniste
→ Travail de reconnexion au corps et à l’estime non conditionnelle


En conclusion

La performance peut être une source de fierté.
Mais lorsqu’elle devient le seul filtre à travers lequel on se regarde, elle enferme.

Être performant·e, ce n’est pas un problème.
Mais croire que c’est la seule façon d’avoir de la valeur, si.

Revenir à soi, c’est réapprendre à exister sans produire.
À respirer sans prouver.
Et à s’aimer sans condition.

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