Sombre

Recherche


Login

Sign up

Wishlist

Reading list


Helps


La théorie de l’activation diffuse (ou spreading activation) a été proposée par Collins et Loftus en 1975 pour expliquer le fonctionnement du réseau sémantique dans la mémoire. Cette théorie est une extension du modèle du réseau sémantique de Collins et Quillian (1969).

Alors que le modèle de Collins et Quillian postule une organisation hiérarchique des concepts dans la mémoire, la théorie de l’activation diffuse propose une organisation associative plus souple :
✅ Les concepts sont organisés sous forme de nœuds interconnectés.
✅ L’activation d’un nœud entraîne une propagation automatique de l’activation vers les nœuds voisins.
✅ La force d’association entre les nœuds détermine la rapidité et l’étendue de l’activation.

Cette théorie permet d’expliquer des phénomènes comme le temps de réponse variable dans les tâches de mémoire, les associations automatiques entre concepts et les effets de l’amorçage sémantique.

Dans cet article, nous allons explorer le fonctionnement de l’activation diffuse, son rôle dans la mémoire et ses implications en psychologie cognitive.


🧠 1. La structure du modèle d’activation diffuse

🌳 1.1. Organisation en réseau associatif

Dans la théorie de l’activation diffuse, la mémoire est organisée sous forme de réseau sémantique :
✔️ Chaque concept est représenté par un nœud.
✔️ Les nœuds sont reliés par des liens d’association.
✔️ La force du lien dépend de la proximité sémantique entre les concepts.

ConceptLienExemple
ChienAnimalUn chien est un animal
ChienLoupUn chien est proche du loup
ChienAboyerUn chien aboie

➡️ Exemple : Si le concept « chien » est activé, les concepts « animal », « loup » et « aboyer » sont également partiellement activés.


🔗 1.2. Activation automatique

Lorsqu’un nœud est activé :
✔️ L’activation se propage vers les nœuds associés.
✔️ Plus le lien est fort, plus l’activation est rapide.
✔️ Les nœuds proches sont activés plus rapidement que les nœuds éloignés.

➡️ Exemple : Si le mot « chat » est activé, le concept « litière » sera activé plus rapidement que le concept « jungle » (association plus faible).


🏆 1.3. Force d’association

La force de l’association entre deux nœuds dépend de plusieurs facteurs :
✔️ Fréquence d’association → Plus deux concepts sont associés fréquemment, plus le lien est fort.
✔️ Proximité sémantique → Les concepts proches dans le champ lexical sont plus rapidement activés.
✔️ Contexte → Le contexte dans lequel les concepts sont activés influence la rapidité de l’activation.

➡️ Exemple : Le lien entre « chien » et « aboyer » est plus fort que le lien entre « chien » et « savane ».


🔄 2. Le processus d’activation dans la mémoire

🔎 2.1. Amorçage sémantique

L’activation d’un nœud facilite la récupération des concepts voisins :
✔️ Si le nœud « chien » est activé, le concept « aboiement » sera récupéré plus rapidement.
✔️ L’amorçage est automatique et inconscient.

➡️ Exemple : Si le mot « pluie » est activé, le mot « parapluie » sera récupéré plus rapidement.


🚀 2.2. Diffusion de l’activation

L’activation se propage dans le réseau de manière décroissante :
✔️ L’activation est forte sur les nœuds proches.
✔️ Elle s’affaiblit au fur et à mesure qu’elle se propage dans le réseau.

➡️ Exemple : Le concept « eau » activera rapidement « pluie », mais « piscine » mettra plus de temps à être activé.


🎯 2.3. Effet de l’interférence

Si plusieurs concepts similaires sont activés, une interférence peut se produire :
✔️ Les concepts liés entrent en compétition.
✔️ Le cerveau sélectionne le concept le plus activé.

➡️ Exemple : Si les concepts « chien » et « chat » sont activés en même temps, il est plus difficile de retrouver le terme précis.


🌟 3. Les facteurs influençant la diffusion de l’activation

🏷️ 3.1. Fréquence d’exposition

Plus un lien est fréquemment utilisé, plus la diffusion de l’activation est rapide.
➡️ Exemple : Un enfant associe plus rapidement « pomme » à « fruit » après plusieurs répétitions.


🌐 3.2. Contexte

Le contexte influence la sélection du nœud activé.
➡️ Exemple : Le mot « banc » est activé différemment selon qu’il est associé à une école ou à un parc.


🧩 3.3. Charge cognitive

Une charge cognitive élevée ralentit la diffusion de l’activation.
➡️ Exemple : Si une personne est stressée, elle peut avoir du mal à se souvenir d’un mot simple.


🚨 4. Les troubles liés à l’activation diffuse

🚫 4.1. Aphasie

✔️ Lésions cérébrales perturbant l’activation entre les nœuds sémantiques.
➡️ Exemple : Une personne pourrait reconnaître un animal sans retrouver son nom.


🚫 4.2. Démence sémantique

✔️ Altération des liens associatifs dans le réseau sémantique.
➡️ Exemple : Un patient pourrait ne plus savoir que le chat est un animal.


🚫 4.3. Troubles du langage

✔️ Difficulté à activer les liens sémantiques.
➡️ Exemple : Un enfant dysphasique pourrait confondre plusieurs mots liés par le sens.


Conclusion

La théorie de l’activation diffuse de Collins et Loftus a permis de comprendre la manière dont le cerveau organise et récupère les informations sémantiques. Grâce à la propagation automatique de l’activation entre nœuds associés, le cerveau peut accéder rapidement à des concepts liés. Cette théorie explique des phénomènes comme l’amorçage sémantique et les temps de réponse variables.

Découvrir d’autres Publications.

No posts were found.