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Un pari, puis un autre.
Un gain exaltant, suivi d’une perte écrasante.
Et bientôt, une seule pensée envahit l’esprit : rejouer.

Le jeu pathologique n’est pas un simple excès de loisir. C’est un trouble du comportement reconnu, où la personne perd progressivement sa capacité à se contrôler, jusqu’à voir sa vie entière graviter autour de la prochaine mise.
Derrière ce comportement, souvent dissimulé, se cache une souffrance émotionnelle profonde.


Qu’est-ce que le jeu pathologique ?

Il s’agit d’un trouble du contrôle des impulsions, officiellement reconnu dans les classifications psychiatriques (DSM-5, CIM-11).
Le joueur pathologique :

  • Ne peut plus s’empêcher de jouer, malgré les conséquences
  • Mise de plus en plus, pour compenser les pertes ou l’ennui
  • N’éprouve plus de plaisir, seulement du soulagement
  • Ment, s’endette, isole son entourage

Le jeu n’est plus un choix : il est devenu une compulsion.


Signes d’un basculement vers le pathologique

  • Pensées constantes autour du jeu (“comment rejouer ?”, “avec quel argent ?”)
  • Sensation de vide ou d’agitation quand on ne joue pas
  • Augmentation des mises pour retrouver les mêmes sensations
  • Tentatives répétées et infructueuses d’arrêter
  • Mise en danger financière ou professionnelle
  • Mensonges pour dissimuler la fréquence ou les pertes
  • Repli social progressif

Le joueur sait que le jeu lui nuit. Mais il se sent incapable d’arrêter.


Les émotions cachées derrière le trouble

Le jeu pathologique est rarement un simple problème de volonté. Il cache souvent :

  • Une tentative de régulation émotionnelle (stress, solitude, colère, tristesse)
  • Une recherche de contrôle dans un quotidien vécu comme imprévisible
  • Un besoin de ressentir quelque chose face à une vie perçue comme terne
  • Une dépendance à l’excitation, au risque, à la possibilité de “tout changer d’un coup”

C’est une relation affective à la mise.


Le piège des gains précoces

De nombreux joueurs pathologiques ont connu, au départ, un gros gain.
Ce moment devient :

  • Une référence émotionnelle
  • Une preuve que “c’est possible”
  • Un moteur illusoire : “Je vais y arriver encore”

Mais le cerveau, lui, retient surtout la dopamine de l’excitation, pas la logique du gain réel.


Comment s’en sortir ?

1. Reconnaître la perte de contrôle sans honte
Ce n’est pas une question de faiblesse. C’est un trouble neurocomportemental. L’accepter, c’est commencer à se libérer.

2. Parler à des professionnels spécialisés
Addictologues, psychologues, associations (comme Joueurs Info Service) : le jeu pathologique se traite.

3. S’interdire l’accès au jeu pendant la phase critique
Auto-exclusion des casinos, blocage des sites, retrait des moyens de paiement.

4. Identifier les émotions qui déclenchent l’envie de jouer
Ex : solitude, colère, ennui → chercher des stratégies alternatives de régulation.

5. Recréer du plaisir ailleurs
L’art, le sport, les relations, la nature : réapprendre à vibrer sans mise.


En conclusion

Le jeu pathologique n’est pas qu’une affaire d’argent. C’est un trouble profond du lien à soi, une tentative désespérée d’exister, de ressentir, de reprendre la main.
Il n’est jamais trop tard pour reprendre ce pouvoir — avec aide, soutien, patience… et surtout, en remettant la vie au centre du jeu.

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