La dyspraxie ne se limite pas à des difficultés motrices ; elle a également un impact profond sur le bien-être émotionnel et psychologique. Les échecs répétés, les comparaisons sociales et les difficultés scolaires ou professionnelles entraînent souvent une perte de confiance en soi, de la frustration et de l’anxiété. Les personnes dyspraxiques, qu’elles soient enfants, adolescents ou adultes, sont plus susceptibles de développer des troubles émotionnels comme la dépression ou le repli social. Il est donc essentiel d’adopter une approche globale qui prend en compte à la fois les besoins moteurs et le soutien émotionnel.
1. Les émotions les plus fréquemment ressenties par les personnes dyspraxiques
😔 1. Frustration face à l’échec
- Difficulté à réaliser des gestes simples malgré des efforts répétés.
- Sentiment d’impuissance face aux obstacles quotidiens.
- Épuisement psychologique après une journée d’efforts.
➡️ Exemple :
- L’enfant s’énerve en essayant d’attacher ses lacets sans succès.
- L’adulte ressent de la colère après plusieurs échecs dans une activité professionnelle.
😢 2. Tristesse liée à la comparaison sociale
- Conscience de la différence par rapport aux autres.
- Sentiment d’exclusion dans les jeux ou les activités de groupe.
- Impression de ne pas être à la hauteur des attentes sociales.
➡️ Exemple :
- L’enfant observe ses camarades réussir un jeu alors qu’il n’arrive pas à suivre.
- L’adulte se sent exclu d’un groupe d’amis à cause de sa maladresse.
😟 3. Anxiété face à l’inconnu
- Peur de faire une erreur en public.
- Angoisse face à une nouvelle tâche ou une situation sociale.
- Procrastination due à la peur d’échouer.
➡️ Exemple :
- L’enfant évite les cours de sport par peur de se ridiculiser.
- L’adulte reporte un rendez-vous professionnel par crainte de ne pas réussir à gérer la situation.
🤨 4. Baisse de l’estime de soi
- Sentiment d’infériorité par rapport aux autres.
- Perte de motivation dans les apprentissages ou le travail.
- Croyance erronée d’être « nul » ou « incapable ».
➡️ Exemple :
- L’enfant dit « Je suis bête » après un échec scolaire.
- L’adulte refuse une promotion, pensant ne pas en être capable.
😡 5. Colère et agressivité
- Réaction émotionnelle face aux échecs répétés.
- Difficulté à exprimer autrement la frustration.
- Irritabilité dans les relations sociales et familiales.
➡️ Exemple :
- L’enfant jette son crayon par terre après avoir échoué à tracer une forme.
- L’adulte s’énerve après une remarque critique liée à sa lenteur.
2. Les conséquences émotionnelles de la dyspraxie
📉 1. Repli sur soi
- Évitement des situations sociales par peur du jugement.
- Isolement progressif à l’école ou au travail.
- Perte d’intérêt pour les activités de groupe.
➡️ Exemple :
- L’enfant refuse de participer aux jeux collectifs à la récréation.
- L’adulte décline une invitation à une soirée entre amis par peur de ne pas être à l’aise.
🚫 2. Échec scolaire ou professionnel
- Difficulté à suivre le rythme des autres.
- Problème d’adaptation dans un nouvel environnement.
- Abandon rapide face à une tâche complexe.
➡️ Exemple :
- L’enfant quitte un cours de sport après plusieurs tentatives infructueuses.
- L’adulte démissionne d’un emploi en raison d’une surcharge de travail difficile à gérer.
🧑⚕️ 3. Troubles anxieux ou dépressifs
- Sentiment d’incompétence généralisé.
- Hypervigilance face aux situations nouvelles.
- Difficulté à trouver du plaisir dans les activités du quotidien.
➡️ Exemple :
- L’adolescent refuse d’aller à l’école par peur de l’échec.
- L’adulte souffre d’un manque d’énergie et d’une perte d’intérêt général.
3. Les stratégies pour gérer les émotions liées à la dyspraxie
✅ 1. Valoriser chaque progrès
- Encourager les réussites, même petites.
- Féliciter les efforts plus que le résultat.
- Mettre en avant les compétences de la personne dyspraxique.
➡️ Exemple :
- Les parents félicitent leur enfant après avoir terminé un dessin, même s’il est imparfait.
- L’adulte se récompense après avoir terminé une tâche difficile.
✅ 2. Encourager l’expression des émotions
- Permettre à l’enfant de verbaliser sa frustration.
- Proposer un espace d’écoute bienveillante.
- Valider le ressenti sans minimiser la difficulté.
➡️ Exemple :
- L’enfant dit « Je suis triste » après un échec, et l’adulte répond « Je comprends, ce n’est pas facile ».
- L’adulte confie sa peur de l’échec à un ami sans être jugé.
✅ 3. Développer des stratégies de relaxation
- Techniques de respiration et de relaxation musculaire.
- Utilisation de la pleine conscience.
- Amélioration de la gestion du stress.
➡️ Exemple :
- L’enfant respire profondément avant de commencer un exercice.
- L’adulte médite avant une réunion importante.
✅ 4. Créer un environnement sécurisant
- Aménager un espace de travail calme et organisé.
- Offrir des repères visuels pour limiter le stress.
- Encourager un rythme adapté à la personne dyspraxique.
➡️ Exemple :
- L’enfant suit une routine quotidienne stable.
- L’adulte organise son espace de travail avec des repères visuels.
✅ 5. Soutien psychologique
- Consultation avec un psychologue spécialisé dans les troubles neurodéveloppementaux.
- Groupes de parole pour partager ses difficultés.
- Travail sur la confiance en soi et l’affirmation de soi.
➡️ Exemple :
- L’enfant participe à une séance de thérapie pour mieux comprendre ses émotions.
- L’adulte rejoint un groupe de parole pour échanger avec d’autres adultes dyspraxiques.
4. Facteurs de réussite
✅ Écoute bienveillante → La personne dyspraxique doit se sentir comprise et acceptée.
✅ Encouragement constant → La valorisation des efforts renforce la motivation.
✅ Adaptation de l’environnement → Un cadre adapté permet de réduire la pression et le stress.
✅ Soutien professionnel → Une prise en charge psychologique est essentielle pour améliorer la confiance en soi.
5. Résultats attendus
- ✅ Diminution de la frustration.
- ✅ Meilleure gestion du stress et des émotions.
- ✅ Augmentation de la confiance en soi.
- ✅ Amélioration de la qualité des relations sociales.
Conclusion
La dyspraxie a un impact émotionnel important qui ne doit pas être sous-estimé. Comprendre et accepter ces difficultés permet de mieux les gérer. Grâce à un soutien psychologique adapté, des stratégies de valorisation et une écoute bienveillante, la personne dyspraxique peut renforcer sa confiance en soi, mieux gérer la frustration et améliorer sa qualité de vie.
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