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“Je bois mon café tous les matins. Est-ce une addiction ?”
“Je regarde mon téléphone cent fois par jour… est-ce une habitude ou une vraie dépendance ?”

Dans notre quotidien, de nombreux gestes deviennent automatiques. Mais à quel moment bascule-t-on dans la dépendance ?
Comment faire la différence entre une routine rassurante et un comportement qui finit par nous contrôler ?


Qu’est-ce qu’une habitude ?

Une habitude est un comportement appris, répétitif, souvent lié à un contexte particulier de la journée.
Elle est stable, prévisible, mais reste souple : si elle est interrompue ou modifiée, cela ne provoque pas de détresse majeure.
Elle apporte un certain confort, sans envahir l’espace psychique.

On peut sauter un jour, ou changer de rythme sans ressentir de vide. L’habitude structure, elle ne colonise pas l’espace intérieur.


Qu’est-ce qu’une dépendance ?

La dépendance s’installe lorsque le comportement devient impératif, presque compulsif.
On ne le fait plus parce qu’on en a envie, mais parce qu’on en a besoin.
L’idée d’interrompre ce geste provoque angoisse, irritabilité, vide ou panique.
Et surtout, on continue malgré les effets négatifs, parfois en pleine conscience de ces conséquences.

La dépendance est marquée par la perte de contrôle : on sait que le comportement nous nuit, mais on le reproduit quand même.
Il s’impose, souvent pour soulager une émotion, remplir un vide ou fuir une tension intérieure.


Ce qui permet de faire la différence

  • Une habitude peut être interrompue sans souffrance émotionnelle : on peut l’oublier, l’adapter, la remplacer sans crise.
  • Une dépendance génère du mal-être si elle est contrariée : c’est une tension interne, parfois invisible mais pesante.
  • La dépendance sert souvent à masquer un malaise, tandis que l’habitude sert à structurer le quotidien.
  • Une habitude est flexible, une dépendance est rigide et envahissante.

Quelques questions pour t’aider à situer ton comportement

  • Est-ce que je peux facilement m’en passer sans inconfort ?
  • Est-ce que ce comportement me soulage émotionnellement ?
  • Est-ce que j’y reviens malgré mes tentatives d’arrêt ?
  • Est-ce que j’ai honte ou je culpabilise après l’avoir fait ?
  • Est-ce qu’il prend plus de place que je ne le voudrais dans mon quotidien ou dans ma tête ?

Si plusieurs réponses sont “oui”, il est possible que ce comportement soit plus qu’une simple habitude.


Et si je suis “entre les deux” ?

C’est souvent le cas.
De nombreux comportements sont ambivalents :
ils commencent comme des habitudes, puis deviennent des stratégies de régulation émotionnelle.
On y tient, on les répète… mais on ne se sent plus libre.

Pas besoin de les diaboliser.
Mais c’est le bon moment pour les observer avec attention.


Comment sortir de l’automatisme et retrouver sa liberté ?

1. Observer avec bienveillance
Demande-toi : “Qu’est-ce que ce geste me donne ? De quoi me protège-t-il ?”
La lucidité commence là.

2. Introduire une pause consciente
Avant d’agir, respire. Sens ton corps. Laisse un espace. Même 10 secondes.

3. Explorer des alternatives
Si tu agis pour apaiser une tension, peux-tu essayer autre chose, juste une fois ?
Ce n’est pas “remplacer pour compenser” : c’est ouvrir une possibilité de choix.

4. Travailler la racine émotionnelle
Quel est le vrai besoin en jeu ?
Un manque de repos ? De lien ? D’expression ? De sécurité ?
C’est là que se trouve la clé.


En conclusion

Une habitude ne fait pas mal.
Une dépendance, si.
Et ce n’est pas l’objet qui compte… mais le lien que tu entretiens avec lui.

Ce n’est pas le geste qui pose question,
c’est ce que ce geste t’empêche de ressentir, d’affronter, de choisir.

Reprendre conscience, c’est reprendre la main sur son espace intérieur.
Et petit à petit… retrouver sa liberté.

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