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“Je ne mange plus de sucre.”
“Je me reprends en main.”
“À partir de lundi, c’est terminé.”

Ces phrases, beaucoup les prononcent avec conviction.
Mais, quelques jours plus tard, les compulsions reviennent. Et parfois, plus fortes encore.

Ce va-et-vient entre privation stricte et excès incontrôlable n’est pas qu’un manque de volonté.
C’est un cycle psychologique et physiologique profond, qui emprisonne de nombreuses personnes dans une relation ambivalente avec la nourriture.


Pourquoi contrôle et excès sont souvent liés ?

Parce que :

  • Le corps interprète la privation comme une menace → il déclenche une réponse de compensation
  • L’interdiction augmente la focalisation mentale sur l’aliment interdit
  • La rigidité fatigue le système nerveux, qui finit par céder
  • Chaque “craquage” renforce la culpabilité… qui appelle encore plus de contrôle
  • Ce contrôle excessif détourne l’écoute des vrais signaux corporels

Autrement dit, plus on veut contrôler, plus on se déconnecte de ses besoins réels. Et plus le corps répond par un “reboot” brutal.


Les signes d’une alimentation contrôlée… puis désorganisée

  • Calcul constant des calories, des macros, des horaires
  • Culpabilité intense après avoir mangé un “aliment interdit”
  • Sensation de “perte de contrôle” ponctuelle, souvent le soir ou en solitude
  • Alternance de jours ultra-restrictifs et de jours de “laisser-aller” total
  • Besoin de compenser (sport, jeûne, restriction, vomissements dans certains cas)

Il ne s’agit plus de manger. Il s’agit de réparer une faute… ou de se punir d’un écart.


Ce que ce cycle cache souvent

  • Un besoin de contrôle général (sur le corps, la vie, l’émotion)
  • Une peur de perdre la maîtrise de soi ou de son image
  • Une recherche d’identité à travers les choix alimentaires
  • Une difficulté à s’écouter sans se juger

Ce n’est pas un caprice. C’est une stratégie de régulation émotionnelle, qui finit par créer une guerre intérieure.


Comment sortir de ce va-et-vient ?

1. Cesser de diaboliser les “excès”

→ Ils ne sont pas des échecs, mais des signaux
→ Ils montrent que quelque chose en vous a besoin de s’exprimer

2. Revenir à une alimentation intuitive

→ Manger selon la faim, la satiété, l’envie réelle
→ Sans compter, sans interdire, sans anticiper le “trop” ou le “pas assez”

3. Travailler la confiance corporelle

→ Votre corps sait. Il régule. Il n’a pas besoin d’être contrôlé comme une machine

4. Identifier les déclencheurs émotionnels du contrôle

→ À quels moments ai-je besoin de me “tenir” ? Pourquoi ? Que se passe-t-il dans ma vie à ce moment-là ?

5. Créer de la souplesse alimentaire

→ Aucun aliment ne mérite un culte ou une punition
→ Tout peut avoir sa place dans un équilibre plus vaste

6. Se faire accompagner si la souffrance persiste

→ Un travail avec un·e thérapeute formé·e en troubles du comportement alimentaire peut être libérateur


En conclusion

Le contrôle alimentaire n’est pas synonyme de santé.
Il est parfois le masque d’une peur, d’un besoin d’exister, d’une lutte contre soi-même.

Et les excès ne sont pas des fautes. Ce sont des cris du corps et de l’âme, qui disent : “je veux exister sans cage”.

Apprendre à manger librement, c’est réapprendre à vivre avec bienveillance, avec nuances, avec écoute.

Et si le vrai équilibre… c’était moins de règles, et plus de présence ?

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