Sombre

Recherche


Login

Sign up

Wishlist

Reading list


Helps


L’annonce d’un Trouble du Développement Intellectuel (TDI) chez un enfant constitue un choc émotionnel majeur pour les parents. Même lorsque le diagnostic est attendu, il bouleverse les repères familiaux, projette l’avenir dans l’incertitude, et soulève une multitude de sentiments mêlés : tristesse, colère, culpabilité, soulagement, anxiété…

Face à ces bouleversements, un accompagnement psychologique dédié à la famille peut être proposé, en parallèle du suivi de l’enfant. Il vise à préserver l’équilibre émotionnel du ou des parents, à les soutenir dans l’adaptation à cette nouvelle réalité, et à les aider à construire un lien apaisé avec leur enfant.


🧠 Pourquoi proposer un accompagnement aux parents ?

L’objectif n’est pas de “soigner” une pathologie chez les parents, mais de :

  • accueillir les émotions générées par le diagnostic,
  • permettre un temps d’expression libre, sans jugement,
  • réduire le risque d’épuisement parental (burn-out, isolement),
  • favoriser une posture parentale ajustée malgré les difficultés,
  • soutenir les liens familiaux et conjugaux mis à l’épreuve,
  • offrir un espace neutre dans un quotidien souvent centré sur les besoins de l’enfant.

🩺 Quand et comment orienter vers un soutien psychologique ?

L’accompagnement peut être proposé :

  • juste après le diagnostic, dans la phase de sidération ou d’incompréhension,
  • lors d’un temps de crise (fatigue, tensions dans le couple, sentiment d’impuissance),
  • en prévention, dans le cadre du projet global de soins.

L’orientation peut être faite par :

  • le médecin traitant ou pédiatre,
  • l’équipe du CAMSP, CMPP, CMP ou SESSAD,
  • un psychologue scolaire, un éducateur spécialisé, un travailleur social,
  • ou à l’initiative des parents eux-mêmes.

L’accompagnement peut être individuel, en couple, ou familial selon les besoins et les préférences.


🧩 Contenu des séances et approches possibles

L’accompagnement psychologique est adapté à chaque situation. Il peut inclure :

  • un travail sur les émotions vécues : culpabilité, déception, inquiétudes pour l’avenir,
  • des échanges autour des représentations du handicap, des attentes et des deuils symboliques,
  • un soutien à la parentalité dans un contexte de fragilité ou de surcharge,
  • une aide à la communication familiale (entre parents, avec les autres enfants…),
  • un temps d’élaboration des stratégies éducatives (limites, rituels, gestion du quotidien).

Selon les structures, les séances peuvent être menées par un psychologue clinicien, un psychothérapeute, un psychiatre, ou un accompagnant formé au soutien parental.


🛠️ Ressources et relais disponibles

Les familles peuvent être orientées vers :

  • les psychologues des structures spécialisées (CAMSP, CMPP, CMP, IME…)
  • des consultations en libéral, remboursées ou non selon les cas
  • des associations de parents qui proposent groupes de parole, cafés-rencontre ou accompagnement pair-à-pair
  • des plateformes de soutien à distance dans certaines régions (écoute psychologique, guidance parentale…)

La MDPH peut également reconnaître la nécessité d’un accompagnement familial dans le cadre d’un plan d’aide global.


🌱 Un levier pour l’équilibre familial

Soutenir psychologiquement les parents, c’est prendre soin indirectement de l’enfant. Des parents soutenus, écoutés, mieux armés émotionnellement sont plus disponibles pour accompagner leur enfant dans ses progrès et ses difficultés.

Cet accompagnement permet aussi de préserver les fratries, de renforcer le lien conjugal, et d’aider chacun à trouver sa place dans une nouvelle dynamique familiale.

Découvrir d’autres Publications.

No posts were found.