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L’addiction ne prend pas tout d’un coup. Elle s’insinue doucement, dans la routine, dans le soulagement provisoire, dans le “juste une fois de plus”.

Peu à peu :

  • Le plaisir diminue
  • Le besoin augmente
  • Le contrôle diminue
  • La honte s’installe

Et la personne glisse vers une double dépendance :

  • À la substance
  • Au mensonge et à l’évitement

😶 Le mensonge : un outil de survie… qui isole

Mentir devient une stratégie quotidienne :

  • Minimiser sa consommation
  • Cacher les achats, les absences
  • Prétexter une fatigue, une maladie, une urgence
  • Effacer les traces, dissimuler les effets

Mais derrière le mensonge, il y a la peur d’être jugé, exclu, abandonné. Ce n’est pas un jeu, c’est une manière de protéger ce lien à la drogue, qui devient à la fois l’ennemi et le seul refuge.


🤐 L’isolement : un effet et une cause

Progressivement, l’entourage :

  • Se méfie
  • Se fâche
  • S’éloigne

Et la personne dépendante :

  • Se cache
  • S’enferme
  • Se coupe des autres

Ce repli sur soi, parfois volontaire, est aussi le résultat d’une fatigue psychique intense, d’un sentiment de honte, d’une sensation d’être “trop loin pour être aidé”.


🧍 Le corps qui parle… puis qui lâche

Le corps n’est pas épargné. Il encaisse, compense, tente de suivre, mais à force :

  • Le sommeil devient chaotique
  • L’appétit s’effondre ou explose
  • Le système digestif, nerveux, immunitaire se dérègle
  • Les douleurs chroniques apparaissent
  • Les maladies s’installent (infections, problèmes cardiaques, neurologiques…)

Et surtout : le corps exprime ce que la personne ne peut plus dire.


🧠 La perception du corps se modifie

  • Certains ne sentent plus rien (anesthésie physique)
  • D’autres ne se reconnaissent plus (prise ou perte de poids, vieillissement rapide, négligence)
  • Beaucoup n’écoutent plus les signaux d’alerte

Le corps devient un objet gênant, douloureux, étranger. Parfois, il est même utilisé contre soi, dans une dynamique d’auto-destruction.


💬 Ce que disent les personnes concernées

“Je ne mentais pas pour manipuler. Je mentais parce que j’avais peur.”
“Je ne voulais pas être seul… mais je n’avais plus la force de voir les gens.”
“Mon corps me faisait mal, mais je m’en fichais. Je ne voulais plus rien sentir.”
“J’étais prisonnier de moi-même, et je ne savais plus comment sortir.”

Ces témoignages illustrent l’ambivalence permanente : vouloir s’en sortir, mais ne pas savoir comment affronter la vérité, la douleur, les conséquences.


🧭 Sortir de la spirale : lentement, mais c’est possible

Ce qui aide :

  • Une écoute non jugeante : permettre à la parole de revenir, sans violence
  • Des repères simples : reprendre une routine minimale (se laver, manger, dormir)
  • Un soutien stable et constant : pas forcément un traitement, parfois juste une présence
  • Des soins adaptés : addictologie, psychothérapie, groupes de parole

Il ne faut pas attendre que “le corps lâche complètement” ou que “tout soit perdu”. Chaque étape de la spirale est réversible.


À l’entourage : comment rester en lien sans s’épuiser

  • Fixer des limites claires, mais bienveillantes
  • Exprimer ses émotions, sans reproche
  • S’informer, pour comprendre sans surprotéger
  • Chercher du soutien pour soi-même
  • Rappeler qu’il est toujours possible de revenir, de demander de l’aide, d’être entendu

🔚 Conclusion : une chute qui peut s’interrompre

Le mensonge, l’isolement, le corps qui lâche… sont autant de signes de souffrance extrême, pas de mauvaise volonté. La spirale de la dépendance ne condamne pas : elle appelle à un regard différent.

Plus on comprend ce que vit la personne, plus on peut tendre la main au bon moment, avec les bons mots. Et lui offrir autre chose que le silence.

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