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La manière dont la société perçoit le Trouble du Développement Intellectuel a beaucoup évolué… et continue d’évoluer. Autrefois assimilée à une “infériorité mentale” stigmatisante, la déficience intellectuelle est aujourd’hui reconnue comme un trouble neurodéveloppemental aux multiples visages.

🕰️ Connaître cette histoire, c’est comprendre d’où viennent les idées reçues, comment elles ont été déconstruites, et pourquoi l’inclusion reste un combat actuel.


19e siècle : des débuts entre exclusion et ségrégation

Au XIXe siècle, les personnes présentant une déficience intellectuelle sont souvent mises à l’écart. On parle alors d’“idiots”, de “faibles d’esprit” ou de “débiles”. Ces termes aujourd’hui inacceptables étaient utilisés sans distinction médicale.

👤 Jean-Étienne Esquirol, psychiatre français, distingue pour la première fois la “démence” (perte d’un état antérieur) de l’“idiotie” (absence de développement).
Mais la société ne propose aucune réelle solution éducative. Les personnes concernées sont souvent internées en asiles, considérées comme inaptes à l’éducation.


Début du 20e siècle : vers une approche plus éducative

Avec l’émergence de l’éducation spécialisée, certaines figures comme Édouard Séguin ou Maria Montessori commencent à proposer des approches pédagogiques adaptées.

🏫 On voit apparaître les premières classes spécialisées et institutions médico-éducatives. On distingue différents “niveaux de retard mental” selon des critères intellectuels, souvent très réducteurs.

🔍 Le QI devient un outil de référence, mais son utilisation rigide entraîne une standardisation excessive des profils.


Années 1950-1980 : de la médicalisation à la reconnaissance des droits

Avec les progrès de la psychologie et des neurosciences, le TDI commence à être reconnu comme un trouble spécifique, distinct des maladies psychiatriques. Les classifications internationales (CIM, DSM) introduisent des critères plus précis.

⚖️ Dans les années 1970, les mouvements de défense des droits des personnes en situation de handicap gagnent en visibilité. Les familles s’organisent, les institutions se transforment.

💬 Le mot “déficience intellectuelle” remplace progressivement les anciens termes péjoratifs. Le regard social s’adoucit, mais les pratiques restent encore souvent institutionnalisantes.


Années 2000 à aujourd’hui : inclusion, autonomie et neurodiversité

Aujourd’hui, le TDI est défini comme un trouble du neurodéveloppement dans le DSM-5 (2013) et la CIM-11 (2022).
L’accent est mis sur le fonctionnement adaptatif, l’autonomie, et la participation sociale.

🏠 L’accompagnement vise à favoriser la vie en milieu ordinaire, avec des projets personnalisés, un soutien à l’école, et l’implication active des familles.

🌍 Les notions de neurodiversité et de droit à la différence prennent de plus en plus d’ampleur.

Mais dans la réalité, de nombreux enfants et adultes avec un TDI rencontrent encore :

  • Des difficultés d’inclusion scolaire
  • Des préjugés dans l’accès à l’emploi ou à la culture
  • Des manques de moyens dans les structures de soins

Et vous ?

🤔 Saviez-vous que le TDI a longtemps été confondu avec la maladie mentale ?

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